Conversation à Arcachon

Pierre Bonnard, Conversation à Arcachon, 1926

Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)

Lecture : 50 s

En bref

Dans cet essai, Marshall B. Rosenberg présente la communication non violente, une méthode pour exprimer ses besoins et écouter ceux des autres sans les juger.

L’essentiel

L’essentiel

Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)

  1. commence par

    La première étape consiste à décrire les faits, ce qu’une caméra pourrait enregistrer, en les distinguant des évaluations et des interprétations. Si votre interlocuteur se sent jugé, il se défend au lieu de comprendre.

    Exemple« Tu es un fainéant » est un jugement ; « Cela fait une semaine que tu n’es pas sorti » est un fait observable.

  2. invite à

    Vous dites ce que vous ressentez en parlant en « je », sans accuser l’autre. Derrière chaque sentiment se trouve un besoin universel : ce sont nos besoins, et non les actes des autres, qui causent nos ressentis.

    Exemple« J’ai le sentiment que tu ne m’aimes pas » n’est pas un sentiment mais un jugement ; on dira plutôt « je me sens… ».

  3. se conclut par

    La demande doit être concrète, précise et formulée positivement. Ce qui la distingue d’une exigence, c’est votre attitude face à un refus : si vous restez serein et écoutez les besoins de l’autre, c’est bien une demande.

    Exemple« Veux-tu aller faire les courses ? » peut être une demande ou une exigence, selon la réaction du demandeur à un refus.

  4. s'inspire de

    L’empathie est au cœur de la méthode, ce qui la rapproche de l’approche centrée sur la personne de Carl Rogers, dont Rosenberg fut l’élève. Le mot « non violente » renvoie à Gandhi : communiquer avec l’autre sans lui nuire.

    Marshall Rosenberg
  5. risque d'être réduite à

    La forme langagière, facile à apprendre, est parfois transmise sans l’intention sincère qui la porte. Utilisée pour obtenir ce que l’on veut, la méthode est détournée : pour Rosenberg, l’autre reste libre et son consentement est essentiel.

Quiz

Question 1 sur 5

Quelle est la première des quatre étapes de la communication non violente ?

Autour des mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)

Explorer les liens

Pour aller plus loin

Sources

Texte sous licence CC BY-SA 4.0.

Wikidata : Q840304

Crédits des images

  • Évocation — Pierre Bonnard, Conversation à Arcachon, 1926. Parler, écouter : la conversation devient le sujet même du tableau. — Conversation à Arcachon — Pierre Bonnard — 1926 — Petit Palais, Paris — Domaine public — Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris (photo : Didier Descouens) · Commons